De l'exclu totale la letre de la deputé chai pas quoi a l'attention de nicolas sarkozy mé d'abor voici un article concerant la censure sniper :
Les rappeurs de Sniper relaxés en appel
14 décembre : Les rappeurs du groupe Sniper, accusés d'avoir "incité à blesser et tuer les fonctionnaires de police et représentants de l'Etat" en chantant leur tube "La France", ont été relaxés mercredi par la cour d'appel de Rouen.
Ils étaient poursuivis sur plainte du ministère de l'Intérieur après un concert qui s'était déroulé sans incident en avril 2004 à Rouen. Ils risquaient jusqu'à cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende.
Dans son arrêt, la cour a considéré qu'il n'était "pas établi qu'il y ait eu intention d'inciter le public à commettre des actes portant atteinte à l'intégrité de personnes".
La cour d'appel a ainsi confirmé le jugement de relaxe prononcé le 15 juin par le tribunal correctionnel de Rouen. Le procureur général de la cour d'appel de Rouen avait ensuite fait appel.
Une amende, dont le montant avait été laissé à l'appréciation du tribunal, avait été requise par l'avocat général lors de leur procès en appel, le 19 octobre. Il estimait qu'un "rappel à l'ordre" s'imposait.
Les paroles de "La France" mises en cause sont : "On n'est pas dupes, en plus on est tous chauds, pour mission exterminer les ministres et les fachos", et "Frères je lance un appel, on est là pour tout niquer, leur laisser des traces et des séquelles avant de crever".
En première instance, la substitut du procureur de la République avait elle-même demandé la relaxe, estimant qu'avec des paroles chantées devant un public qui les connaît "par coeur", on ne saurait retenir d'"élément intentionnel de provocation susceptible d'inciter un public averti à la violence".
Le parquet n'avait alors pas fait appel. Il a été formé ultérieurement par le procureur général de la Cour d'appel de Rouen.
Depuis sa sortie en 1999, "La France" a été vendue en CD à plus de 250.000 exemplaires et entendue par des millions d'auditeurs.
Les quatre rappeurs —Riad Selmi, alias "Aketo", Bachir Baccour ("Tunisiano"), Boudjema Machouche ("DJ Boudj") et Karl Appela (Black Renega)— ont parlé d'"images à ne pas prendre au premier degré". Pour eux, la chanson est "un appel à l'aide" et non "un appel au meurtre", même si le rap a des formules violentes.
En novembre, après les émeutes dans les banlieues, des élus avaient mis en cause les groupes de rap dont les textes ont été dénoncés comme des incitations à la haine et à la violence.
Le 4 décembre, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, avait jugé "inadmissibles" certaines phrases de ces groupes. "Nous n'avons pas à les accepter", avait-il dit.
Nice, le 6 novembre 2003
A Monsieur le Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés Locales
Monsieur le Ministre de l'Intérieur, Depuis plusieurs mois, les Jeunesses Identitaires et le Bloc Identitaire, relayés par divers groupes politiques, élus
locaux et simples citoyens, ont lancé une vaste campagne d'information et d'alerte relative au groupe de rap anti-Français et anti-blanc Sniper.
Lors de la séance parlementaire du 5 novembre 2003, interpellé par Madame Nadine Morano, député de Meurthe et Moselle, vous vous êtes enfin inquiété du contenu des chansons de ce groupe et avez manifesté votre intention de déposer plainte contre lui. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette prise de conscience et de votre intention
d'accéder à ce que demandent les Identitaires depuis le début de leur campagne : faire en sorte que les concerts de Sniper cessent d'être des zones de non droit.
Pourtant, votre décision, si elle va dans le bon sens, nous paraît insuffisante. Alors que l'augmentation alarmante de la délinquance a fait de l'insécurité le premier souci de nos concitoyens, il nous paraît inconcevable de laisser librement se diffuser de tels discours, en particulier auprès d'un public jeune et facilement influençable. Nous vous rappelons en effet que les albums de Sniper - comme ceux d'autres formations musicales tenant des propos tout aussi illégaux - sont commercialisés par les grands circuits de distribution et que ce groupe se produit fréquemment dans des festivals ou des discothèques avec l'aval des autorités politiques et administratives locales, quand il n'est pas carrément subventionné par l'argent du contribuable !
En conséquence, nous souhaitons, Monsieur le Ministre, vous placer devant les responsabilités afférentes à votre charge et vous demandons instamment de faire appliquer les lois de la République sur le territoire national en rendant
impossible la diffusion de ce message de haine anti-française et anti-blanche :
- sur les ondes,
- dans les bacs des disquaires,
- dans les lieux de concert.
Nous vous saurions également gré de bien vouloir rappeler aux serviteurs de l'Etat que les incitations au meurtre, à la destruction des biens d'autrui ou encore l'apologie d'activités illicites constituent autant de "troubles à l'ordre public" que
ces serviteurs ont pour mission de prévenir. Certains semblent l'avoir oublié...
Monsieur le Ministre, vous vous targuiez, voici quelques mois, d'un "vrai changement des réalités et des mentalités" en matière de sécurité publique, l'occasion vous est ici donnée de montrer à la Nation ce que valent vos déclarations.
Dans l'attente de lire et de faire connaître à nos concitoyens votre réponse, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de nos salutations identitaires et vigilantes.